QU'EST-CE QUE L'ART ?

   
     
 
Quelques soient les dictionnaires ou les encyclopédies, l'Art est toujours défini par rapport ...

En fait d'Art tout a été dit et réinventé.

A tel point que l'on en fait l'Histoire, aussi bien en terme de savoir, qu'en terme de compréhension.

L'Art est- il une abstraction , un concept?
Est- ce que l'Art ne se dit pas Art à la place de conscience ou de vécu?

De tant de théories diverses, de critiques et de métaphores, qu'en est- il vraiment de l'Art ou de la manière de Lui?

Comment pouvoir oser prétendre l'Art , puis qu'avant tout il est question d'en faire oeuvre.

Où, quand commence l'ouvrage de l'oeuvre et comment naît l'oeuvre d'Art?

Quelle importance revêt la dimension temporelle et l'alternative de sa rémanence fortuite ou déterminée?

Autant de questions que tout Être peut aborder au titre de son existence formelle, qui l'autorise à exprimer à travers le langage qu'il choisit, la vibration conceptuelle qu'il représente et qu'il engendre par ce qu'il nomme.

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En fait d'Art, depuis que Marcel Duchamp a autorisé la séparabilité de l'Art et du Non-Art, avec toutes les conséquences morphostructurelles sur les constituants des Oeuvres, il est très important pour nous de considérer que, de la séparabilité de l'un , il nous est impossible, au risque de nous enfermer dans un relativisme dogmatique, de ne pas tenir compte de la non-séparabilité, comme contrepartie inhérente de la Forme.
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Dire que l'Art nous confronte à son essence même, puisque toute forme est susceptible de véhiculer une oeuvre, qui selon son entropie, comme en parle Nicolas Bourriaud, pourra trouver en son sein toute la dynamique génératrice à sa propre définition, est envisageable et même probable pour un temps. C'est ce qui pour nous définit la qualité abstraite d' un concept.

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Ce qui incarne l'Art, est l'émergence de la forme au travers de l'entropie aléatoire que constitue la diversité humaine ,infinie fractalisation du génome humain, dans ses réplications logarithmiques, ne laissant émerger que ses typologies superficielles.

A l'évidence, la définition la plus centrale de l'Art, est la possibilité qu'il nous offre de passer de l'informe ( entropie nulle ) à l'in-forme ( entropie maximale ), de la non-forme à la forme, sans pour cela tomber dans le relativisme précédemment cité de l'Art et du Non-Art.

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A chacun d'entre nous de trouver quelle spécificité de forme il choisit d'exprimer en regard du langage qu'il utilise, et de l'appréhension "intuite personnae" de ses sensibilités répliquantes qui vont le conduire vers son message.

De là, à dire que ce qui est avant l'Art est la potentialité de l'Art, en terme d'énergie présente et non conceptualisée encore, qu 'il nous appartient de réaliser, pour chacun d'entre nous qui en éprouve le besoin, d'actualiser en sa forme la quantité d'entropie mise en oeuvre pour que nous transformions la lumière de notre inspiration en un son audible par tous en notre expiration, il n'y a qu'un seuil, ou un temps.
 
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L'Art ne serait-il qu'un vecteur formel d'une énergie informe à une énergie in-forme, voire information?

Ce sera sans aucun doute ce que tout ce qui se veut politique, mémoriel, ou stimulateur, va utiliser comme moyen pour se rendre accessible.

Mais nous ne manquerons pas de remarquer qu' en amont de toutes les considérations esthétiques politiques, littéraires ou philosophiques,ce qui fait l'unité de l'Art et son unicité, est la capacité créatrice qu'il véhicule vers nos chairs endormies et l'extraordinaire contradiction qu'il établie entre nos émotions corporelles et nos vibrations psychiques, avant que la pensée ne se dépose.

En cela il est possible de suggérer la "spiritualité" de l'Art, par le fait de sa teneur qui nous confronte en sa matière à "l'in-tranquilité" ou l' intouchabilité mystérieuse des fondements de la vie , de l'éventuel "n'importe quoi", en lequel chacun déposera ce que son "Lui" le conduira à élaborer, définition de la potentialité religieuse , politique , littéraire ou philosophique que tout un chacun a le droit inaliénable d'incarner.

L'Art est donc déposé en chacun de nous.

IL va résonner en interaction avec les éléments manifestés de sa forme, au titre d' oeuvres élaborées, au cours du temps, par le fleuve continu d'expirations humaines.

Flot d'expirations qui conduira, tel un vecteur bipolaire, à l'inspiration et l'expiration de nouvelles In-formations interactionnelles, suivant, comme un fluide, la flèche du temps.

Il est alors envisageable de considérer l'Art comme un filtre , un endroit de concentration et de diffusion spatiale, constitué d'un vide absolu par le quel passe toutes les énergies potentielles, avant qu'elles ne s'activent, après s'être mouler au diapason de sa forme, tel un enfant qui paraît après la conformation de sa chair au travers du filtre maternel.


C'est en ce filtre où tout est possible, que s'organise la Catharsis Aristotélitienne.

C'est en lui encore que nous pouvons rencontrer la justification purificatrice des "devoirs" de mémoire et d'information que l'Art, quand il se veut porteur , se charge d'énoncer aux consciences globale ou individuelle, comme les aiguilles d'une horloge nous montrent le temps passé, et au travers des générations futures , le temps à venir: la vanité de l'oeuvre d'Art dans sa jeunesse et sa modestie face à la force temporelle qui choisit de l'ensevelir ou de la déployer , et constitue la majesté rémanente de l'Histoire.

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"In a sense, the only purpose of life is the création of a self and what matters, is the sum total of all one's attemps"
Gore Vidal

FlaB/10/2008
 
   

 
 
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